album: kashi-koshi groupe: mad in h :::Chanson 01: chauff art::: La caisse bombait à ouate mille à l’heure et il était prêt.. Il traçait à travers les champs obscurs une faible ligne de lumière due a son phare cassé. Rien ni personne ne pouvait l’arrêter… Seul un arbre ou une embardée. D’ailleurs ce fut le cas puisque voila ce qu’il s’est passé : Coupant la courbe un cerf surgit, style complètement ahuri. Deux secondes plus tard il était sans vie, complètement fini, arraché, démonté… Le choc fatal fit grand fracas, et de l’animal le sang gicla. A travers le pare-brise la bête passa, mais le véhicule fila droit, acharné, décidé… L’art n’est art que primaire, suicidaire. La beauté de l’accident, sous la lune divine. L’aspect resplendissant d’une nouvelle discipline… Symphonie chaotique, éclats, bris de verre. Le sang pour chromatique, l’acte de mort presque involontaire. Débris en suspend dans l’air, romantisme sous-jacent, début d’un mouvement empreint d’esprit primaire… Soudain le bolide partit de travers, sans adhésion à la terre. Rebondissant, il fit le grand saut, allaient commencer les tonneaux, le rodéo soubresaut… Les corps coupés furent mélangés, et de bouts de tôle agrémentés. L’installation fut terminée, un chef-d’œuvre était né d’une guerre éphémère… L’art n’est art que primaire suicidaire. La beauté de l’accident, sous la lune divine. L’aspect resplendissant d’une nouvelle discipline… Création surréaliste d’une cohérence crédible. Sculpture indescriptible aux couleurs mélangistes. Comme des sacrifices à l’art, d’une émouvance que trop rare, la fin de destinés pour que l’œuvre soit créée… L’art n’est art que primaire, suicidaire… Devant tant de beauté, personne ne fut touché. Ils nettoyèrent en paix, marmonnant leur piété. Ils détruisirent ce qu’ils ne pouvaient reconstruire : L’œuvre était finie totalement anéantie. Adieu reconnaissance, rien ne fut épargné ! Quelle trop courte existence, que de talent gâché ! Bientôt ne restèrent plus que des traces sur le sol, témoins impromptus de cette course folle. Le chauff’art avait signé son art ! Le seul hic de cette histoire, et qu’il est important de savoir, est que ce type n’avait jamais voulu faire d’art… Qu’il n’était en fait qu’un banal crétin de chauffard ! Et merde :::Chanson 02: droit d odeur::: Un matin j’ai senti ce que je ne voyais pas. Les choses étaient dans l’air, palpables de par mon nez. Sur le coup j’ai pas compris, je ne réagissais pas. J’étais encore dans le jazz, pas vraiment réveillé. Tout ce qui existe sent, bien plus qu’on ne l’imagine. Assailli de partout, l’olfactif turbine. Les droits d’odeurs seraient bien chers je crois, si tout le monde sentait comme moi ce matin là. Ce n’est qu’en sortant que je m’en suis rendu compte. J’en prenais plein la face, j’en avais plein le pif. Je sniffais des trucs intenses j’en avais presque honte, puis j’y ai pris plaisir c’était si jouissif… Tout ce qui existe sent, bien plus qu’on ne l’imagine. Assailli de partout, l’olfactif turbine. Les droits d’odeurs seraient bien chers je crois, si tout le monde sentait comme moi ce matin là. [TAIPAN] : "Mon pote l'horreur, j'me fais foutre hors du pieu par ma propre odeur. Le nez trop open comme un un keuch qui tourne au poppers, avec la voix de Joe Cocker dans un vocodeur. Des 5 sens j'ai plus que l'odorat, trop d'honneur ! Mes chaussettes me mattent comme des maraudeurs. Dehors, même truc, j'inspire ça pue la merde, j'expire ça pue l'amertume. L'air est humide mes pensées se noient. La thune n'a pas d'odeur : j'ai rien dépensé ce mois, cette vertu me met en transe et se marre. Dis moi comment ce truc qui s'est déclenché se barre." J’sentais. J’sentais des trucs. Ca sent ça sent mon odorat exulte, ‘émule’. Sentir, sniffer sans cesse l'essence de l'existence. Mille n’en faisaient qu’une, quintessence d’existence. Chacune d’elles si réelle, les odeurs formaient tout. Un quasi-monopole, sorte de proéminence. Finalement j’ai pris peur de ce pouvoir grave chelou. Et j’ai cessé de triper, grosse chute d’adrénaline. Réalité oblige, l'écrit retourne à Süskind. Les droits d’odeurs seraient bien chers je crois, si tout le monde sentait comme moi ce matin là. :::Chanson 03: kashi-koshi::: Blastage, chaque jour que dieu fait me met la rage. J'résiste à l'envie de mettre fin à cette vie, persiste et sévis. Je me vois sur un échiquier, comme un combattant à mater, je suis seul face au monde, empreint de cette parano qui m'inonde. Je me sens tout petit, flétri, amoindri : L'humanité tant d'ennemis potentiels dont j'crains déjà les duels. Faut à tout prix que je me défende, que ça soit moi qui puisse pourfendre, que je devienne une machine de guerre, respectable, respectueuse mais fière ! Kasi-Koshi jamais j’fléchis. Je place un Yorikiri à qui me contredit… Et j'me suis mis à daller, à m'goinfrer, à m'empiffrer. J’bouffais plus que je n'en pouvais, mon estomac se dilatait. Par péché d'abondance j'ai trouvé mon aisance, ma chair prenait un sens une cohérence tout en corpulence. A défaut de fonte à soulever, je balançais tout ce qui pouvait passer, et de la baignoire à la télé, tous mes meubles ont morflé. Puis en élève fanatique, j'ai acquis quelques techniques, j'étais enfin prêt au combat, prêt à devenir Yokozuna… Kasi-Koshi jamais j’fléchis. Je place un Yorikiri à qui me contredit… Rien ni personne ne m'effrayait plus, et je désirais faire face à l'inconnu, pour me prouver ma supériorité… Il fallait que je dépasse tout, que je fasse un combat fou, et là j'avais matière à créer… Un combat dingue pour qu’je me distingue. J'affronterai donc la nature, celle qui toujours nous endure, en m'opposant à un ours polaire, un somptueux adversaire. Epris de liberté, avec tant de haine à verser, choyé dans son zoo comme le sont ces dieux que sont les sumos. En maître de guerre, je le frappai en un éclair. Moi je voulais le mettre à terre, faire de lui un ours de misère. Mais ça n'a pas plu au gros blanc qui sitôt m'a montré ses dents, s'est redressé sur ses 2 mètres et m'a montré qui était le maître. Kasi-Koshi jamais j’fléchis. Je place un Yorikiri à qui me contredit… Est-il utile de dire que l'ours m'a tué? Qu'avec sa patte il m'a décapité, et a joué avec ma tête… Lui en voulais-je de ne plus être là? Je n'avais plus vraiment la tête à ça. Les dieux étaient mes nouvelles quêtes… Je défie tous ceux qu'on déifie. Je décide d'un déicide, je décime les dieux. Je vais trop loin, je sens que je deviendrai pas saint… :::Chanson 04: antwerpen::: Les ténèbres réclament mon corps ingrat, que faire que dire ? Je ne sais pas. Le mal est pire que toutes les mafias, si tu taffes pour lui, c’est clair, faut assurer ! J’eus une mission pas très bien menée, en fait en tout point j’ai merdé ! De cendrillon, je devais prendre la pantoufle de verre, et la rapporter à ce dieu pervers. Une fois dans le conte tel un ninja, j’allais à pas sûrs vers ma proie. Mais là je fus choqué de mon inculture, ne sachant choisir quelle pointure : De fourrure pantoufle de vair, ou double feuilletage pantoufle en verre. Pantoufle de vair ou en verre… Que faire ? Je ne pouvais ramener au mal qu’un objet, mais le [ver] du conte avait ses dérivés… VE2RE, VAIR. Je ne savais pas qui avait crée Cendrillon, mais il y en avait d’écrit au moins deux versions. J’avais choisi celle de vair, Cendrillon serait princesse. Princesse des enfers, j’avais tenu promesse. Je ramenais le trophée au mal tout puissant, j’avais triomphé J’étais un demi-dieu à présent ! Victoire du mal ! Mais au fait le conte a continué à se dérouler normalement, et alors que les ténèbres rageaient, moi, j’arrivais tout bandant. A peine entré dans l’antre des enfers, je me fis humilier comme un malheureux ver. Mon arrêt de mort était signé, Satan voulait que je sois écorché. Perrault dans ses contes originaux avait pris comme matière le verre clair comme l’eau. Mais moi j’avais choisi, misérable et sans tact, le vair mythoné par Littré et Balzac…